Trois poèmes

par Charles Le Goff


Muse

En toi j’ai trouvé muse,
Ton être a fait vibrer en moi une corde divine
Et c’est tout un orgue, puissant et mélodieux
Qu’il a mis en mouvement

En toi j’ai trouvé muse,
Je porterai ton souffle comme un bienfait suprême.

* * *

J’ai trouvé la douceur
Dans tes gestes profonds -
Elle porte vers moi un baume plein de sens
Car alors j’ai vu
La Bonté du Seigneur
Sur la terre des vivants.




Religions

Animisme, hindouisme, religions du livre, taoïsme, bouddhisme
Tel est le pentagramme à l’intérieur duquel
Les anges ont dessiné l’actuelle culture du monde

Celui qui s’élève contemple heureux
Le point rayonnant en son centre
Et le cercle qui unifiera les sommets.




L’initiation

De la terre qui t’a donné vie,
Fais un usage gracieux

De l’eau qui coule en toi,
Offre les sons les plus mélodieux

De l’air qui vient du cosmos,
Ouvre-toi à l’universel et au véridique

Du feu que la divine friction produit,
Laisse au divin forgeron l’usage


Que la tempête exalte ces vertus
Comme un vitrail frappé de face,
Comme un navire guidé de main sûre
Voyant le phare et se jouant des récifs
Dans la nuit la plus noire


Réjouis-toi, toi dont l’âme va éclore
Car celui qui atteint la maîtrise
Celui-là brûle d’un feu nouveau.




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