Rien n'est plus puissant pour l'homme, que de faire la bonne chose. La peur, la lachete, la facilité, sont les pires ennemis de la liberté extérieure et surtout, intérieure. Au contraire, la puissance, la détermination, la résistance, sont les plus grands alliés de la force de l'Esprit. Cet Esprit parfait qui cherche par tous les moyens à se faufiler en nous en tant que toute-puissance créatrice, sagesse et amour Divin.
Car telle est la réelle source de liberté pour l'homme. Un jour, son corps périclitera, s'affaiblira, mourra et se décomposera, mais son Esprit, éternel lui, ne sera jamais sujet à ces écorces de la vie, à ces épeluchures. Lui donner priorité, c'est s'appropier sa puissance, sa grandeur, sa splendeur et sa toute magnificience.
Travaillant a temps partiel dans le milieu hospitalier, je l'observe quotidiennement. Les êtres atteint des plus graves maladies, même des maladies dégénératives mortelles, sont quelque fois les plus puissant d'Esprit. Oui, je pourrais citer plusieurs exemples d'anciens professeurs d'université, d'hommes puissant dans la société, de père de famille, de scientifiques éminents, qui en sont maintenant réduit à un état physique souffrant, humiliant, déplorable, mais qui en leur âme, en leur quintessence même de vie, sont resplendissant d'une telle lumière ..... ce sont véritablement eux qui font maintenant les plus beaux sourires.
Le corps est périssable et il mourra un jour, oui, mais rien ne nous oblige à nous identifier à ce corps, à cette matière encore trop imparfaite. Les gens malades qui ne pensent être qu'un corps deviennent de véritables plaintes mouvantes, alors que ceux qui savent s'identifier à l'Esprit, à la force intérieure, à la splendeur de vie cachée qui les habite, resplendissent d'une lumière nouvelle. Ils passent à travers le feu, un feu très difficile à supporter, mais qui les libère en un sens. Soit d'une vieille dette karmique, soit d'une fausse identification à la matière périssable, soit d'un obstacle à franchir.
Les difficutés sont véritablement ce qui nous fait vivre. Observez vous bien. Qui peut dire avoir été vraiment heureux, véritablement à 100 % dans une plénitude durable, après avoir mangé un grand sundae au chocolat, ou vu un spectactle de hockey des séries éliminatoires par exemple ? Personne. Ces plaisirs, ces petites sensations sont commes des feux de braise qui s'embrasent rapidement et s'éteignent ensuite tout aussi rapidement.
Et au contraire, qui n'a jamais ressenti par exemple, après une dure journée de travail lorsqu'il revient voir sa famille, cette petite merveille qu'il fait vivre, un réel et grand Amour ? Le désir spontané et absolument pur de remercier la vie, simplement, même si elle est difficile ? Qui ne s'est jamais rendu compte que parfois, lorsque que l'on planifie une activité que l'on croit être vraimant plaisante, c'est en fait une rencontre hasardeuse avec une nouvelle connaissance, ou le fait de faire la vaiselle entre amis après un repas, qui procure réellement le plus grand bonheur ? Qui n'a jamais remarqué aussi que, lorsqu'il y a une embuche, c'est à ce moment là que vraiment tous travaillent ensemble et que l'Amour circule ?
C'est qu'en ces instances, c'est l'effort et les rapports amicaux naturels qui dominent, et l'Esprit lui, est pur effort et est aussi, pleinement naturel. Il est infini, inimaginable, impensable, incalculbale, indivisable ..... pur comme du crystal .... non, il est la pureté même derrière l'idée de pureté de crystal dont il origine. Croyez moi, il peut se permettre d'être naturel ! :)
Lorsque l'on dit de faire la bonne chose. Et bien il s'agit toujours en résumé d'une seule chose. Peu importe les milliards d'occasions dans la vie ou nous avons à faire des choix, à faire un bon usage de notre divine qualité de discernement, et bien l'essentiel, c'est de toujours choisir ce qui alimentera vraiment notre Esprit. Et cet Esprit, cette quintessence assoiffée de retrouver sa Source de vie éternelle, aime les défis, aime travailler pour un Idéal élevé, inataignable même, mais qui le fait progresser, avancer, toujours plus haut, toujours plus près du sommet.
Rien ne donne une plus grande puissance magique à l'homme, que le fait d'agir correctement. C'est à dire, de tendre de toutes ces forces, de toute son âme vers un Idéal élevé. D'être en mesure de dire non aux choses qui entraveraient justement cet essor. C'est alors que l'homme entre en corrélation juste avec les forces créatrices de l'Univers. Car son désir de perfectionnement, n'est en réalité que le reflet du désir de perfectionnement de l'Univers, de l'Artiste Premier.
Car peut être est-ce cela la grande cause derrière toute cette vie dans la matière, donner un foutu bon défi à l'Esprit ! Et oui, pensez-y, si en notre quintessence nous sommes une partie de cette totalité sublime, peut être que la seule raison d'être de tout cet univers grandiose ( mais pourtant tellement minime en comparaison de ce que peut être l'infinitude par exemple ), n'est que pour travailler ! Et par le mot travail, j'entend ici .. évoluer, grandir, peut-être même participer au travail spirituel cosmique ... le propagement de la lumière ! Car c'est peut être ainsi que l'Univers trouve son plaisir dans un sens, dans le travail justement, dans la création qu'elle veut rendre parfaite, dans ce chef d'oeuvre émergeant que nous sommes et deviendront un jour pleinement !
Swami Vivekananda disait : “ Découvrez d'abord que vous n'êtes pas l'esclave de la nature, que vous ne l'avez jamais été et que vous ne le serez jamais; que cette nature, si infinie que vous puissiez le croire, n'est que finie; c'est une goutte dans l'océan; et votre Äme est cet océan; vous êtes au-delà des étoiles, du soleil et de la lune. Ce ne sont que de simples bulles en comparaison de votre être infini. “
Voila pourquoi nous devons faire la bonne chose. Pour la noblesse de la cause, pour le pur plaisir des efforts, pour conserver en soi la réelle dignité d'être en réalité, un Grand Fils, et une Grande Fille de la Vie aux possibilités absolument ..... illimités ... oui !
Voici pourquoi les grands sages connaissent la paix,
parce qu'ils se connaissent, et qu'ils connaissent aussi le véritable travail.